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Catégories du lexique : 2.4 Mesure électronique

CO-INDICE DE RÉFRACTION (l.m.) Quantité N définie à partir de L’INDICE DE RÉFRACTION n par :

N = (n – l). 10-6

Du co-indice N on déduit l’INDICE DE RÉFACTION.

n = 1 + N . 10-6

Les DISTANCEMÈTRES sont conçus pour afficher une longueur Daf correspondant à un indice choisi naf ; on a alors :

D = (naf / n).Daf

avec : naf = 1 + Naf .10-6 et n = 1 + N . 10-6

Pour avoir la distance D exacte on apporte à la distance affichée D la CORRECTION ATMOSPHÉRIQUE(Symb Ca) donnée par :

Ca = Daf (Naf – N) . 10-6

CONSTANTE ADDITIONNELLE (l.f.) Dans un DISTANCEMÈTRE, longueur du segment constant (indépendant de la longueur mesurée) dont il y a lieu de corriger la distance obtenue. Cette longueur dépend des cheminements de la lumière dans l’appareil et les prismes réflecteurs, ainsi que des retards des composants électroniques.

On mesure la constante additionnelle en effectuant 3 mesures au distancemètre entre 3 points alignés P, Q, R.

P________Q________________________ R

CA = PR – (PQ + QR)

CORRECTION ATMOSPHÉRIQUE (l.f.) Quantité dont il faut corriger les mesures brutes données par les DISTANCEMÈTRES, afin de tenir compte des conditions atmosphériques. Pour déterminer cette correction, il y a lieu de mesurer

* la pression atmosphérique,

* la température sèche,

* la température humide.

Symb : Ca

Ca = Daf (Naf – N) x 10-6

Daf : distance affichée correspondant à L’INDICE DE RÉFRACTION naf, dont on tire le CO-INDICE DE RÉFRACTION : Naf. Voir ce mot.

Dans la pratique, la correction atmosphérique est faite :

* à l’aide d’abaques ou de tables donnant la valeur de la correction en fonction des paramètres atmosphériques mesures près du DISTANCEMÈTRE, ou mieux près du distancemètre et du réflecteur ou mieux encore en plusieurs points du parcours.

* automatiquement sur les distancemètres, qui relèvent eux-mêmes température et pression a la station et conservent à la longueur d’onde l sa valeur étalon, grâce à des systèmes compensateurs qui asservissent la fréquence de modulation.

DÉPHASAGE (n.m) Différence de phase, exprimée en radian, entre deux ondes de même fréquence.

ex : déphasage de 2p rad = 1 TOUR (voir -1,5-). Dans un DISTANCEMÈTRE, c’est le déphasage de la MODULATION d’une ONDE PORTEUSE, qui est généralement la grandeur physique mesurée.

Symb : Dj

2p rad correspondant à une longueur d’onde l

Dj correspond à : (Dj / 2p).l

DISTANCEMÈTRE (n.m.) Instrument de mesure électronique des longueurs dont l’émetteur produit un train d’ondes électromagnétiques et dont le RÉCEPTEUR en analyse l’écho renvoyé par un RÉFLECTEUR.

L’onde émise est appelée ONDE PORTEUSE, et fait l’objet d’une MODULATION. Le procédé de mesure consiste à comparer la phase de MODULATION de l’onde reçue à celle de l’onde émise après le trajet aller-retour 2 D.

2 D = Kl + Dj.(l / 2p)

l longueur de la modulation,

Dj DÉPHASAGE en radians,

K nombre entier dont la valeur est obtenue par un ou plusieurs changement de la longueur d’onde de la MODULATION, opération appelée « mesure grossière ».

ÉMETTEUR (n.m.) Dispositif capable d’émettre de l’énergie sous forme d’ondes électromagnétiques. Il est caractérisé par le spectre de fréquences qu’il peut émettre, la puissance émise, le diagramme d’énergie émise en fonction de la direction. Pour un DISTANCEMÈTRE, le composant principal est une diode à l’arséniure de gallium.

ERREUR CYCLIQUE (l.f.) Sur un appareil de mesure, se dit d’une erreur qui reprend périodiquement une même valeur en fonction de la variation de la grandeur mesurée.

La détermination des erreurs cycliques d’un DISTANCEMÈTRE est faite sur des BASES D’ÉTALONNAGE -2,1-.

ERREUR PROPORTIONNELLE (l.f.) Erreur due a un défaut de fréquence de l’oscillateur d’un DISTANCEMÈTRE.

Si on désigne la célérité par c et la fréquence par f :

l = c/f

Comme on a :

D = K.(l / 2) + (Dj / 2p).( l / 2)

D = K.( c / 2f) + (Dj / 2p).(c / 2f)

Il résulte

dD / D = – df / f

On voit que l’erreur sur D est proportionnelle à D d’où le nom d’Erreur proportionnelle.

Si DE est la longueur exacte : dD = D – DE

On pose dD / D = ( D – DE) / D = – ke

kE étant le COEFFICIENT D’ÉTALONNAGE (voir -2,5- ÉTALONNAGE) dû au défaut de fréquence. Alors que l’erreur proportionnelle est dD = – kE D, la CORRECTION D’ÉTALONNAGE est de signe contraire à l’erreur proportionnelle : cE = kE.D.

FRÉQUENCE DE MODULATION (l.f.) Fréquence qui caractérise l’information transmise lors d’une émission d’énergie, par exemple électromagnétique. Cette fréquence se différencie de celle de son ONDE PORTEUSE de plus haute fréquence.

INDICE DE RÉFRACTION (l.m.) Rapport entre la célérité c de la lumière dans le vide et la célérité c de la lumière dans ce milieu.

Symb : n

n = co / c , avec co = 299 792 458 m/s

Voir CO-INDICE DE RÉFACTION et CORRECTION ATMOSPHÉRIQUE

LASER (n.m.) Vient de l’abréviation de l’expression anglaise : Light Amplification by Stimulated Émission of Radiation .

Source de lumière cohérente employant soit

* un milieu solide, verre au néodyme, Yttrium aluminium Garnet (YAG),

* un milieu gazeux : hélium, néon, argon,

* un milieu liquide à spectre de fluorescence large (colorants),

* un milieu semi-conducteur (diodes laser).

La source est alimentée par une source optique (flash) électrique ou chimique, qui produit une amplification de lumière par émission stimulée de rayonnements.

Une source laser occupe généralement une bande spectrale très fine.

MESURAGE ÉLECTRONIQUE (l.m.) Méthode de mesurage à l’aide d’un DISTANCEMÈTRE.

MODULATION (n.f.) La modulation consiste à modifier l’une des caractéristiques de l’ONDE PORTEUSE en fonction d’une grandeur physiquevariable, dont on peut repérer l’état à l’émission et à la réception. Dans les DISTANCEMÈTRES on utilise en général une modulation sinusoïdale de l’intensité.

ONDE PORTEUSE (l.f.) Onde électromagnétique de fréquence élevée, ayant les caractéristiques de propagation bien adaptées au but suivi, destinée a être moduler afin de transmettre une information. (voir MODULATION).

PHASEMÈTRE (n.m.) Dispositif servant à mesurer le DÉPHASAGE entre deux signaux alternatifs de même fréquence. On distingue :

* les phasemètres analogiques (signaux en quadration)

* les phasemètres numériques.

POSTE-MAÎTRE (l.m.) Dans un TELLUROMÈTRE, poste qui envoie des émissions d’ondes électromagnétiques décimétriques modulées à l’aide d’un RÉFLECTEUR parabolique et qui reçoit de ce dernier une onde identique. I1 assure la mesure du déphasage de la MODULATION entre l’onde émise et l’onde reçue.

POSTE-RÉPONDEUR (l.m.) Dans un TELLUROMÈTRE, poste asservi au POSTE-MAÎTRE, qui reçoit les émissions de celui-ci et lui renvoie une onde identique à l’aide d’un RÉFLECTEUR parabolique.

RÉCEPTEUR (n.m.) Dispositif capable de collecter et de mesurer soit l’amplitude instantanée d’un signal, soit son intensité.

RÉFLECTEUR (n.m.) Dispositif assurant la réflexion d’une onde électromagnétique, lumineuse ou non. Les dispositifs suivant sont utilises :

a) les panneaux réflectorisés,

b) les réflecteurs catadioptriques en plastique moulé,

c) l’œ de chat (miroir place au foyer d’une lentille),

d) le prisme en coin de cube (pyramide de verre à base triangulaire) dispositif le plus usité, bénéficiant de la propriété de la réflexion totale sur les trois faces tri-rectangulaires et renvoyant la lumière rigoureusement dans la direction incidente.

e) réflecteur parabolique (paraboloïde de révolution).

RÉPONDEUR (n.m.) Voir POSTE-RÉPONDEUR

TELLUROMÈTRE (Nom déposé). DISTANCEMÈTRE utilisant la différence de phase entre une onde décimétrique émise par un poste principal ou POSTE-MAÎTRE, et celle renvoyée par un POSTE-RÉPONDEUR.

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